Conférence de Jean-Sébastien Daigle à la Chambre de commerce de Lévis

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Alors que l’industrie du recyclage vit plusieurs transformations, Jean-Sébastien Daigle, président-directeur général de la Société VIA, croit que la pérennité des centres de tri passe par leur capacité à s’adapter aux changements. Il était en conférence devant la Chambre de commerce de Lévis (CCL) le 13 novembre dernier pour y partager ses expériences avec les membres présents.

Par Louis-Philippe Samson – Collaboration spéciale

Cette «crise du recyclage» se décrirait mieux comme une transformation de l’industrie selon M. Daigle. «(Cette transformation) se matérialise par une baisse des prix de vente et des débouchés qui se ferment. On vendait beaucoup notre papier journal en Asie et ces marchés-là se sont refermés. Ça amène une réorganisation de l’industrie», a expliqué Jean-Sébastien Daigle.

Depuis deux ans, deux éléments ont subi des changements importants, a signalé le PDG durant sa conférence. D’abord, les matières déposées dans le bac bleu ont évolué, c’est-à-dire, qu’il y a cinq ans, les journaux représentaient 40 % de la matière traitée par les centres de tri et aujourd’hui elle ne représente que 20 %, les cartons étant en augmentation.

Les lignes de tri ont donc dû s’adapter à ce changement. Puis, les critères d’exportation des matières vers l’Asie ont été resserrés. Avant 2018, c’était 50 % des résidus de papier qui étaient envoyés en Chine, depuis, les critères de qualité ont été resserrés à 0,5 % de contaminants acceptés. Un standard très difficile à atteindre dans l’industrie du recyclage selon M. Daigle.

Miser sur l’humain

Jean-Sébastien Daigle croit que c’est en misant sur la qualité des matières recyclées que passe l’avenir du recyclage. Aussi, il ajoute que l’industrie doit être à l’écoute de ses partenaires afin de leur fournir les matières qui répondent à leurs besoins. M. Daigle aimerait également que les gouvernements exercent un leadership et imposent des critères d’utilisation de matières recyclées aux fabricants de biens.

La population a aussi son mot à dire afin de favoriser le recyclage. «C’est un ensemble de chaînes de valeurs. Du citoyen jusqu’au recyclage final, il faut qu’il y aille une prise de responsabilités. Le citoyen a un rôle à jouer et mettre les bonnes matières au bac bleu et séparer ses matières. On récupère des matières uniques, quand il y a plusieurs matières emboitées l’une dans l’autre, c’est très difficile pour nous de les recycler», a énoncé M. Daigle.

Malgré tout, M. Daigle est convaincu que le côté humain reviendra toujours à l’avant. «Souvent, notre capacité d’adaptation et notre créativité proviennent de nos employés. On doit leur faire confiance et leur laisser plus de place. Ce sont eux qui ont les meilleures solutions pour s’améliorer et s’adapter aux éléments qu’on contrôle moins», a lancé le conférencier du jour.

Il espère aussi voir se développer une économie locale du recyclage qui permettra d’effectuer l’ensemble du cycle de recyclage au Québec. L’avenir du recyclage passe, selon lui, par le développement d’une économie circulaire, des investissements en technologies et la réduction de la consommation de matières. «La meilleure solution sera toujours la réduction à la source», a annoncé Jean-Sébastien Daigle.

Sur la photo : Jean-Sébastien Daigle, PDG Société VIA, Me Julie Paquet, KSA Avocats, Janet Jones, conseillère municipale du district Christ-Roi, Réjean Blais, ex-président de la CCL, Éliane Trudel, première vice-présidente de la CCL, et Marie-Josée Morency, directrice générale de la CCL.

 

Crédits article et photo : https://journaldelevis.com/1298/%C3%80_la_une_aujourd_hui.html?id=76207

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